La forteresse de Vahramaberd est située dans la région de Shirak, dans le canyon de la rive gauche de la rivière Akhuryan, au sud du complexe monastique de Marmashen. Elle se dresse sur un promontoire du canyon de l'Akhuryan et est considérée comme une forteresse de type « garnison » construite par Vahram Pahlavuni au Xe siècle.
La forteresse porte le nom du prince Vahram Pahlavuni. Vahramaberd est implantée sur une terrasse étroite et allongée, dont les murs bordent les flancs escarpés — de sorte que les pentes naturelles abruptes font elles-mêmes partie intégrante du système défensif.
Des pièces individuelles s’ouvrent à droite et à gauche d’un couloir central s’étendant dans le sens de la longueur. Cette disposition suggère qu’elles servaient de casernes.
En temps de paix, la garnison vivait dans le village voisin, tandis que la forteresse elle-même, où devaient être entreposés les stocks d’armes et de vivres, était utilisée pour la garde. C’est ce qu’attestent également les vestiges de jarres de stockage de grande et moyenne taille (karas) découverts dans les pièces fouillées de Vahramaberd, aujourd’hui conservés au Musée régional de Shirak.
Les fouilles à Vahramaberd ont été menées par l'archéologue Sergey Harutyunyan. Une inscription cunéiforme d’Argishti Ier est également gravée sur l’un des rochers de Vahramaberd ; elle fait état de la conquête du pays d’Eriakhi et de la prise des villes d’Irdaniuni et d’Ishgidulu.
À une courte distance de Vahramaberd se dresse une autre forteresse, Tirashen, qui appartenait également à Vahram Pahlavuni et faisait partie du système défensif d'Ani. Elle est entourée de remparts construits en grosses pierres brutes de taille, posées sans mortier.
Près de la forteresse, le site du village de « Tirashen » (IVe–XIe siècles) a été préservé, avec les vestiges de son église cruciforme, d’une stèle à quatre faces et d’un cimetière (IVe–XIe siècles).